Choreographic legitimacy and dance genres: experiences of female hip-hop dancers

The 1990s were marked by the feminisation of the hip-hop movement (which began in the late ‘70s in the United States) within the French choreographic field. The institutionalisation of street dance practice ‘gave rise to new modes of transmission, representation and body practices’ (according to Faure, 2007, p.32). As hip-hop came within the frame of academic dance, women’s access to a professional space increased and new issues for these female dancers emerged. Working in an institutionalised field while grounding their legitimacy within the ‘battle’-field of hip-hop dance and its male representatives, created for them a permanent tension between resistance and integration. This paradoxical process is a necessary part of building a career for hip-hop artists, and especially for female exponents. In order to exist as a female hip-hop dancer, strategies are required that are different from those in other forms of dance (such as contemporary dance, classical ballet or jazz dance). This paper discusses the first French female champions of the hip-hop dance world who are recognised today by choreographic institutions as true artists. The paper presents an analysis that is the product of interviews and the author’s immersion within companies. How does the dancer affirm her identity between the search for artistic recognition – and symbolic value – within an institutional frame and the desire to ground her performative value in a discipline dominated by men?

Les années 1990 ont été marquées par une féminisation du mouvement hip-hop dans le domaine chorégraphique français – cela avait commencé à la fin des années 1970 aux États-Unis. L’institutionnalisation de la pratique de la danse de rue a donné naissance à de nouveaux modes de transmission, de représentation et de pratiques du corps (selon Faure, 2007, p.32). Comme le hip-hop a fait son entrée dans la sphère des danses académiques, l’accès des femmes à un espace professionnel s’est accru et de nouveaux problèmes pour ces danseuses sont apparus. Travailler dans un champ institutionnalisé tout en asseyant leur légitimité dans le « champ de bataille » de la danse hip-hop, avec ses représentants mâles, a créé une tension permanente entre résistance et intégration. Ce processus paradoxal est un moment nécessaire de la construction de carrière des artistes de hip-hop, particulièrement pour les représentantes féminines. Exister comme danseuse hip-hop nécessite des stratégies différentes de celles requises dans les autres formes de danse, qu’il s’agisse de la danse contemporaine, du ballet classique ou de la danse jazz. Cette présentation parle des premières françaises championnes du monde de hip-hop et qui sont reconnues aujourd’hui par les institutions chorégraphiques comme de véritables artistes. Cet article présente une analyse qui est le résultat d’interviews et de l’immersion de son auteure dans des compagnies. Comment la danseuse affirme-t-elle son identité entre recherche de reconnaissance artistique dans un cadre institutionnel – et de la valeur symbolique qui lui est liée – et désir d’enraciner sa valeur performative dans une discipline dominée par les hommes ?

Pauline Vessely
New Sorbonne University – Paris 3, France

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