Anahata: Unbound by time and space

Scholarly presentations at dance conferences are rarely explored as sites of subtle performance interchange. However, dancers who transition to scholarly work continue to perform in new perceptually laden dialogues. Anwesa's research on Sattriya dance communicates the readings of past movements in the contextual framework of present modernity. Felicity explores embodied experience in contemporary dance pedagogies. The authors live 26 hours away from each other and yet on the surface, their work bears scholarly similarities. The impetus to connect their projects collides as a different kind of performance in the ‘networked’ space of the conference. This paper draws on the theory of mobilities to discuss intervals of silence between the authors’ dialogues as an emergent academic presence. In meditation, this kind of penetrative silence refers to reaching beyond introspection, translated in Sanskrit, ‘anahata’ (unstruck sound) and in Maori, ‘hau’ (resound). We reflect on dance work rehearsed after our first meeting at the Tertiary Dance Educator's Network New Zealand Aotearoa (TDENNZA) in 2011 as movement phrases that are encircled by performance histories and subsequent absence from each other. Through a series of scheduled internet prompts (email and Skype), we aim to discern a communicability that reflects dance's precision for timing and understand more about the embodied complexities of performance relationships. Our intention is to reconnect as researchers through the intersecting space of the conference, reassured by working apart in intuitive spaces, and together again in scholarly exchange.

Les congrès de danse, avec leurs présentations universitaires, sont rarement le lieu de subtils échanges performatifs. Mais les danseurs en reconversion vers un travail universitaire continuent à se produire dans des dialogues emplis de nouvelles perceptions. Le travail de recherche d’Anwesa sur la danse Sattriya transmet une lecture des mouvements du passé dans le cadre contextuel de la modernité d’aujourd’hui. Felicity étudie l’expérience corporellement intégrée dans les pédagogies de la danse contemporaine. Les auteurs vivent à 26 heures de trajet l’une de l’autre et leurs travaux universitaires, encore au stade d’ébauche, présentent des similitudes. L’élan vers une connexion de leurs projets se confronte à une performance de type différent dans le « réseau » de l’espace du congrès. Cette présentation fait appel à la théorie de la mobilité pour analyser les intervalles de silence dans les échanges du dialogue des auteurs et qui font émerger comme une collaboration académique physique. En méditation, cette sorte de silence de pénétration renvoie au fait de parvenir au-delà de l’introspection, ce qui se traduit en sanskrit par anahata (son décollé) et, en maori, par hau (propagation). Nous réfléchissons sur le travail chorégraphique répété depuis notre première rencontre à la Tertiary Dance Educator’s Network New Zealand Aotearoa (TDENNZA) en 2011 en tant que phrases de mouvement enserrées par l’historique des représentations et les séparations l’une de l’autre qui ont suivi. À travers une série d’échanges programmés sur Internet (courriels et Skype), nous pensons discerner une communicabilité qui reflète la précision de la danse dans le timing et comprendre davantage les complexités corporellement intégrées dans les relations au cours d’une performance. Notre intention est de nous retrouver en tant que chercheuses dans l’espace de rencontre du congrès, rassurées par le travail mené séparément dans des espaces intuitifs et à nouveau réunies pour des échanges sur nos travaux.

Anwesa Mahanta University of Delhi, India
Felicity Molloy Université d’Auckland, Nouvelle-Zélande

 

 

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